Mais d’où viennent et comment se matérialisent ces changements ?

Il y a d’abord la conjonction, au niveau bancaire, de plusieurs éléments défavorables qui vont fortement impacter le financement des PME et ce dès le début 2021 :

  • La crise COVID-19, démarrée début 2020 et qui fêtera son (triste) premier anniversaire, avec sa période d’arrêt brutal et quasi complet de l’activité économique au 1ersemestre …
  • De fait, une majorité de PME arriveront à l’échéance mars 2021 avec des comptes de résultats fortement détériorés.
  • Dans la foulée, les financements obtenus dans cette période, type PGE et autres, visant à couvrir le manque d’activité, vont venir impacter négativement le niveau d’endettement dans les bilans, entrainant dans un cercle vicieux, une réticence de plus en plus forte des banques, à prêter…
  • Enfin, sauf surprise, toujours pour les banques, l’arrêt du principe de garantie par l’Etat pour les PGE. (A moins, et j’en doute, d’une décision de, par exemple, transformer ces PGE en fonds propres, et encore, cela ne règlerait pas tout, loin de là…)

Ajoutons à cela le fait très clair que les banques vont aller des plus en plus vers l’automatisation et « la mise à distance » de leurs relations avec leurs clients (elles ont aussi des soucis de rentabilité à régler …) :

  • Provoquant l’impossibilité pour les entrepreneurs d’aller « défendre » leur dossier et faire jouer « l’intuitu personae ».
  • Dépersonnalisant totalement l’analyse de risque induisant le GO/NO GO d’un accord de financement.
  • Rendant systématiquement payant le recours à un conseiller (déjà en test à la BNP…)

En substance, les décisions d’une banque pour accorder ou non un financement vont devenir très vite « algorithmique » et le fait que l’entreprise l’obtienne ou non, à plus ou moins bonnes conditions, sera en grande partie du ressort d’une personne qui devra faire partie de la Direction de l’entreprise, en capacité de comprendre, traduire, valoriser et défendre chaque dossier par les pièces administratives adéquates. Tout un programme !

La bonne nouvelle c’est que les (bons) contrôleurs de gestion et DAF n’ont aucun souci à se faire pour leur avenir professionnel, ils vont devenir LA profession tendance, après les « Community Manager », les « développeurs » en tout genre, et les « Chief Happyness Officer » !!!!

Il y ensuite un phénomène relativement récent : l’arrivée de nouveaux « players » privés dans le monde du financement des PME.

Ces nouveaux acteurs auront (et ont déjà pour certains) des critères d’analyse et d’investissement sensiblement différents de ceux des banques. Certes ils seront plus enclins à « jouer le risque », mais évidemment pas sans contrepartie : valorisations plus faibles à l’entrée, exigence d’une meilleure rentabilité…

Ces apports en argent frais pourront se faire par exemple via des prêts participatifs et plus probablement par une montée au capital plus forte que ce qui était de coutume jusque là (probablement des positions égalitaires voire majoritaires versus des prises de participation à hauteur de max 30-35% jusque-là)

De fait, les Dirigeants de PME qui seront dans l’obligation de faire appel à ces nouvelles sources de financement, vont devoir très vite faire preuve :

  • D’humilité dans leurs échanges avec les investisseurs
  • D’acculturation au langage de ces investisseurs.
  • D’une grande ouverture d’esprit en veillant à être tout de suite dans la co-construction et la collaboration.

Ils vont aussi devoir apprendre à partager ce qui, jusque là était leur pré carré : les bénéfices, la notion de partenaire à part entière, la gestion de l’entreprise elle-même …

Dans ce nouveau contexte économique fortement perturbé à la visibilité réduite, il va devenir de plus en plus prégnant pour les Dirigeants de PME, de se faire accompagner dans cette mutation profonde, en s’adjoignant par exemple les services d’un Business mentor.

Nous ne sommes plus là face à quelques adaptations à la marge mais bien face à une révolution du positionnement et de la vie du Dirigeant !

En effet, par le prisme du financement, qui en soi est et doit rester seulement un moyen, nous voyons bien quel impact systémique cela va avoir sur la vie toute entière de l’entreprise et plus largement sur la façon dont nous allons devoir faire muter notre système économique !

ADINVEST International, depuis 2007-2008 au travers de la construction de son réseau de Business mentors européens certifiés (ISO), avait clairement pressenti, dés 2009, cette disparition progressive mais bien réelle des banques du circuit de financement du risque - alors que le risque est dans la nature même de l’entrepreneuriat – et l’impérieuse nécessité de construire une perspective de nature à « contrer » ce risque en rassurant les investisseurs !

 Le Business Mentor ADINVEST, dans son rôle de confident d’affaires, est en capacité d’épauler le Dirigeant dans son projet d’entreprise, en le challengeant régulièrement, pour l’aider à vivre au mieux et avec succès cette mutation (et bien d’autres…).

Nicolas Stoeckel – ADINVEST International

Jean-Claude Verdier – ADINVEST Espagne

Article retravaillé pour la France, sur la base d’une intervention en Espagne de M Jordy Solé y tuya – CEO KREEDIT.