Les accélérateurs sont un modèle d’incubateur de démarrage à but lucratif, avec un système de candidatures ouvertes. Ils proposent des aides au lancement (hébergement, coaching, mentorat, logiciels) pour une période donnée (généralement quelques mois). Le premier accélérateur, baptisé Y Combinator, a été lancé dans la Silicon Valley en 2005 par Paul Graham. Il a notamment accompagné Dropbox et Airbnb. Ce modèle a été imité par TechStars en 2006, puis par Seedcamp en 2007. En France, ce modèle a notamment été adopté par Numa, The Family et 50 Partners.

Ces dernières années, l'Europe s'est ouverte davantage à l'esprit d'entreprise et a accueilli des entrepreneurs du monde entier. Des lieux comme Londres, Berlin ou Paris se rapprochent de ce que l'on voit à San Francisco ou à New York.

Malgré la forte fragmentation du marché européen, il ne fait aucun doute que, encore aujourd’hui l'Europe de l'Ouest joue un rôle essentiel pour attirer les meilleures start-ups (et les investissements). Cependant, l'Europe de l'Est, grâce également au financement de l'UE, croît à un rythme incroyable.

Les startups sont souvent multi accompagnées. Il n’est pas rare de voir une startup accompagnée par plus de 5 incubateurs/accélérateurs. Si elles sont tant accompagnées, on est en droit de se poser la question de l’intérêt de ces structures d’accompagnement, ou la performance de certaines structures d’accompagnement.

On peut être se demander s’il restera autant de structures dans les prochaines années, des démarches d’évaluation de l’efficacité de l’action risque de faire bouger l’écosystème.

En se basant sur quelques résultats en Europe, on pourrait mettre en évidence les facteurs clés de succès comme suit :

  • Un acteur territorial avec une vision stratégique qui a pu assurer :
    • Une concentration sur le territoire de savoir-faire hautement qualifié et des infrastructures de recherche sur le territoire,
    • Une véritable culture de collaboration de l’acteur public de la région;
  • L'émergence d'un pilote fort, c'est-à-dire, qui, sur la base d'une vision stratégique commune, a stimulé les activités synergiques des différents acteurs, ainsi que
    • Le leadership, la réflexion stratégique et interdisciplinaire;
    • Une culture locale de l'innovation et de l'entreprenariat cultivée par le soutien actif aux activités innovantes ascendantes dans l'université et dans l'écosystème plus large ;
    • Le soutien financier et politique du gouvernement central, y compris de l'agence pour l'innovation et des entreprises privées majeures ;
    • Un dispositif de Business Mentorat , réalisé par des acteurs à l’expérience pertinente, et préparé à l’approche du mentorat La participation réussie des entrepreneurs en série au financement et au mentorat d'autres activités en démarrage.

Il ne devrait pas être nécessaire de multiplier les incubations et accélérations. Ces structures devraient avoir pour enjeu d’aider les entrepreneurs à réussir ou à échouer rapidement et non de les afficher sur leur tableau de chasse.

Aujourd’hui, au-delà de la question du choix du bon accélérateur ou incubateur, c’est surtout la question de la qualité de l’accompagnement qui est en jeu. Avec les réseaux, les financements et surtout des Business Mentors légitimes et professionnels, voire certifiés.