L’Union Européenne, préoccupée par le niveau de formation des dirigeants de PME-PMI a co-financé plusieurs projets depuis fin 2013, à l’intérieur de programme Erasmus+, autour du mentorat de dirigeant de PME/PMI:

  • 2014-2016 : INSIST : www.insist-project.eu : Premier projet sur la formation des dirigeants de PME à la transmission, INSIST était focalisé sur le Mentorat dans le contexte d’une Transmission d’une entreprise familiale.
  • 2015-2017 : TRUST ME:  www.trust-me-project.eu : ce projet a permis de travailler avec des experts à constituer une grille de compétence pour le Business Mentor et permis de bâtir une formation de Mentorat accréditable dans 4 pays.
  • 2017-2019 : MENTORCERTwww.trust-me-project.eu :  Ces premières étapes ont démontré que, dans tous les pays du vieux continent, le métier de Mentor de dirigeant de PME/PMI répondait à un besoin ; Pour aller plus loin, un nouveau projet a été accepté par la Commission Européenne, la mise en place d’un examen de certification de compétence des mentors européens, en conformité avec les exigences ISO, garantie du professionnalisme de ce métier est mise en place

 

ADINVEST a accepté dans le cadre d'un consortium de partager son savoir-faire de Mentorat de PME/PMI dans le but de structurer cette formation unique à l'échelle européenne.

Un certain nombre d’exigences indispensables au métier et à sa pratique ont émergé :

  1. La définition du métier de Mentor de PME-PMI a été le produit d’une réflexion concertée entre praticiens, universités et organisations professionnelles et a permis de déboucher sur une définition claire des exigences et des pratiques des professionnels chargés de conduire ce processus,
  2. L’inclusion d’une dimension multiculturelle européenne s’est imposé comme essentiel ; il est en effet aujourd’hui impossible, même pour une TPE/PME, d’ignorer aujourd’hui le monde ou du moins l’Europe, quelque-soit les dimensions de son propre marché;
  3. Ce nouveau métier; le Mentor de PME/PMI ; doit faire l’objet d’un diplôme ou d’une accréditation européenne pour éviter les dérives et garantir l’évolution qualitative du métier
  4. Le chef d’entreprise doit pouvoir mesurer l’adéquation entre le Mentor et son besoin. Ainsi par exemple, le Mentor doit « mettre en main» les outils du changement sans jamais se substituer à l’entrepreneur en intervenant « à sa place ».

Il est clair qu’en France, parler de « métier » de Mentor est une vraie rupture.

Le travail réalisé par nos partenaires universitaires rejoint nos convictions :

  1. Etre Mentor certifié, c’est exercer un métier spécifique, cadré dans son champ, avec des méthodes claires et expérimentés.
  2. Au-delà d’une posture, pour une véritable professionalisation, cette mission se doit d’être rémunérée, et faire l’objet d’une proposition claire auprès du chef d’entreprise. Cette idée encore révolutionnaire deviendra la norme dans un futur proche.
  3. Les exemples anglo-saxons démontrent que les qualités humaines intrinsèques ; empathie, écoute active, capacité de recul et de mise à distance ; les comportements à développer, analyse critique de sa propre expérience, capacité d’adaptation à l’univers propre de l’entreprise et du chef d’entreprise Mentoré ; ainsi que les connaissances techniques à posséder, ne peuvent simplement s’acquérir par une « expérience» qui deviendrait un universel sésame comme on le croit trop souvent dans notre pays.

Et oui, là comme ailleurs, le travail est essentiel…