Alors, me direz-vous, quel est le lien avec le Business Mentoring ?

 

Simple, vous répondrai-je : sans considérer que tout dirigeant de startup sans Business Mentor va forcément vivre ce scénario catastrophe (dont j’ai volontairement durci le trait), le fait d’être accompagné tout au long de la vie de son entreprise et en particulier lors de toutes ces phases critiques de caps à passer, lui permettra très sûrement :

  • d’éviter ces écueils cités dans l'épisode précédent
  • d’apprendre à prendre le recul nécessaire pour passer du rôle d’entrepreneur/startupper à celui de Dirigeant d’entreprise (et je puis vous assurer que le costume est radicalement différent !)
  • de garder les pieds sur terre en acceptant de partager avec son Business Mentor, les phases de réussites comme celles plus difficiles, l’humilité étant probablement l’une des qualités fondamentales d’un bon dirigeant.
  • de « co-construire » le développement de sa boite en s’appuyant sur un « sparing partner » capable de le challenger, toujours avec bienveillance et sans ingérence.
  • De bénéficier de quelqu’un à ses côtés qui a déjà fait ce chemin, qui pourra partager son expérience, sans jamais être péremptoire sur les choix à faire (il ne s’agit en aucun cas d’un rôle de management de transition par exemple ou de celui d’un consultant expert de son domaine)

 

Alors quand et comment faire le choix de son Business Mentor ?

 

Le « quand » est assez facile à trancher :

  • Dès que possible même si c’est à dose homéopathique au démarrage (créer une relation de confiance prend du temps…)
  • A chaque fois qu’une situation ou une décision vient « remettre » du risque dans le bureau du dirigeant. Un bon mentor saura adapter son rythme à celui du dirigeant qu’il accompagne.

 

Quant au comment, vous l’avez pressenti, nous sommes d’abord et avant tout dans une relation humaine entre deux personnes. Pour les plus curieux, le principe du mentorat ne datant pas d’hier, je vous invite à relire Ulysse !

Cette relation entre deux personnes, basée d’abord et avant tout sur la confiance, nécessite d’accepter de partager beaucoup et dans les deux sens, pour s’enrichir mutuellement des expériences respectives du Mentor et du Mentoré.

Sans cette confiance et ce partage (en toute confidentialité), point de mentorat possible. Le Mentorat ne se décrète pas, il se construit !

Corolaire de ce qui précède, les deux personnes impliquées dans une relation mentorale doivent être capables si nécessaire de se dire clairement les choses, les bonnes comme les plus difficiles et d’en tirer les conclusions dans un débat dépassionné (plus simple à écrire qu’à vivre croyez-moi !)

 

Nul besoin d’être un expert technique dans un domaine en particulier pour devenir Business Mentor, le meilleur expert de son métier étant très souvent le dirigeant lui-même.

En revanche, la maitrise d’une méthodologie reconnue, éthique et certifiée (ex : Mentorcert) associée à des qualités fortes de partage, d’écoute, d’empathie et d’humilité sont absolument indispensables en la matière.

Ensuite, l’expérience de l’entreprise du Business Mentor vient conforter et légitimer sa position vis-à-vis de son client chef d’entreprise. Ils ont les mêmes repères et  parlent le même langage !

Ils vont savoir se comprendre quand il s’agira de réfléchir à une perspective de développement, définir une stratégie de prise de valeur cohérente avec l’environnement et le plan opérationnel de construction d’un socle indispensable à une croissance maitrisée, aux risques identifiés et pilotés.

 

Le Business Mentor qui saura vous accompagner aura à cœur, et la capacité de veiller à comprendre, vos motivations propres (personnelles) pour vous aider à les concilier avec les capacités et le potentiel de votre entreprise.

Cette notion de cohérence de vision et d’approche systémique est au moins aussi importante que le niveau de confiance à créer au démarrage de la mission.

 

Bien sûr, un expert technique, de quelque domaine que ce soit, peut faire un bon mentor, s’il en possède la personnalité, mais ce n’est pas systématique. Il faut en avoir envie, s’en sentir capable et accepter de se former à ce nouveau métier reconnu aujourd’hui par les 27 pays de L’UE.

 

En résumé, au travers de ses réseaux ( et de ceux d’ADINVEST France) le Business Mentor certifié doit être en capacité de mobiliser et d’animer autour du dirigeant, les bonnes compétences et les bonnes ressources, au bon moment, pour les bons motifs en vue d’obtenir les résultats escomptés ou définis avec le dirigeant.

 

Pour finir, et afin d’étayer mon propos, je compilerai dans un 3ème épisode, quelques arguments et chiffres marquants de cet écosystème « startup » et de l’accompagnement du dirigeant de type Business mentoring.

RDV la semaine prochaine !

D’ici là, posez-vous la question simple de qui a pu être un Mentor pour vous et dans quel cadre ?

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