Depuis le Brexit on entend rêver d'un retour de la finance et de ses métiers à Paris.  
Du Président de la République au premier ministre en passant par Paris Europlace, on n'entend que déclaration d'amour paradoxale à la finance et aux financiers ? 
Pour un Hibernatus qui se réveillerait d'un long sommeil de 4 ans dans une quelconque crypte du Bourget, ces déclarations ne manquent pas de sel.  
Pourquoi ce renversement ? 
La finance ne méritant ni cet excès d'honneur, ni cette indignité, nos dirigeant ne livrent-ils pas, une nouvelle fois, un combat d'arrière-garde perdu d'avance ?. 


La finance internationale est d'abord un eco-système (fiscalité, rémunérations, outils, processus, habitudes de travail, etc.) et un tel système n'est pas si simple à déstabiliser.. 

De plus, à courir derrière la finance internationale, n'oublions-nous pas un pan important de notre économie ?  
En effet, on ne dira jamais assez que les marchés financiers sont difficiles à maîtriser et à comprendre. Les risques en sont multiples et l'explication classique qui voulait que les actions soient performantes sur le long terme ne sont plus aussi évidentes. De plus, les groupes internationaux sont-ils vraiment les entreprises qui concourent le plus à la création de richesse et d'emplois d'un pays ? 

Pour les investisseurs de long terme (les personnes qui préparent leur retraite par exemple), les actions de PME-PMI offrent aujourd'hui le meilleur rendement. Elles offrent les plus belles perspectives de plus-values

Pourquoi ne pas, au lieu de courir après Londres, ne pas avoir une stratégie de niche, et faire de la Place de Paris le lieu de financement des PME-PMI, non seulement française mais européennes ? 

Cette stratégie n'est-elle pas plus cohérente dans un pays où

  • le taux d'épargne est le plus important d'Europe
  • l'image des entreprises moyennes et petites est excellente,  
  • la réactivation de l'industrie doit être une priorité nationale,  
  • les PME sont plus petites et moins exportatrices que chez nos principaux concurrents (particulièrement allemands et italiens) ?  

Bien évidemment cela demande de

1. flécher les investissements, 
2. favoriser le crowdfunding,  
3. mettre en place des outils de suivi,  
4. faciliter la transmission reprise, .. 

Bref de sortir de vaines déclarations d'amour pour entrer dans l'action...

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