Lors de l’émission "les experts" sur BFM  business du 09/09/2016, Bruno Van Ryb a commenté, comme souvent avec pertinence, des chiffres qui auraient pu pleinement nous réjouir: 

"Durant le dernier trimestre, Paris est passé devant Londres en termes de nombres de levées de fond et devant Berlin en termes de volume.Ne gâchons pas notre plaisir, cette nouvelle est une bonne nouvelle…"

La France deviendrait, tranquillement mais surement, un des paradis de la levée de fonds…

Bruno Van Ryb note néanmoins une augmentation spectaculaire du volume unitaire des opérations et remarque que celle-ci laisse sans doute de côté, les dossiers intéressants qui seront peut-être les licornes de demain….

Cela s’explique selon lui par deux raisons :

  • Une relative stabilité structurelle des sociétés d‘investissement,
  • Un certain manque de culture du risque qui marque notre pays comme les donneurs d’ordres qui apportent les fonds aux sociétés d’investissement.

Il est particulièrement intéressant d’analyser et de comprendre ces facteurs pour améliorer le positionnement de notre pays. Nous reviendrons sur l’absence bien française de la culture du risque mais, il nous semble important de nous pencher d’abord sur cette faiblesse structurelle de nos outils, d’investissement.

Bien évidemment, cette volonté d’amélioration n’a aucun sens pour elle-même, mais au-delà de l’importance de reconvertir l’économie française à la plus grande modernité, nous sommes convaincus depuis fort longtemps, que les volumes d’épargne, la baisse des taux de rendements des fonds en euros dits « sans risque », la relative opacité de l’évolution du marché des actions entièrement drivé par les banques centrales, les éventuelles bulles immobilières, imposent plus que jamais une diversification raisonnée des portefeuilles.

 Dans cette diversification, la prise de participation en PME/PMI est certainement l’un des leviers prometteurs d’investissements pour créer des notamment fonds de retraites.

 Si par exemple, l’Etat demain oblige les fonds d’assurances à investir en PME/PMI, l’arrivée brutale de fonds sur ce marché va devoir passer à travers des systèmes dont les processus de prise de participation ne sont pas fondamentalement différents de celui qu’ils étaient …

Comment revoir ce processus sans pour autant faire baisser la qualité des dossiers choisis, même si la prise de risque sera forcément plus importante ?

La réponse semble simple, il faut « industrialiser » l’investissement en PME/PMI.

Un constat tout d’abord : reprenons les chiffres donnés par Monsieur van Ryb et qui sont confirmés par notre expérience.Environ 1000 dossiers par an arrivent sur les bureaux d’un fond, celui-ci va investir dans 7 à 8.

Devant cette abondance, le choix est facile ; il suffit de choisir des entreprises de plus d’un million d’euro de CA avec des résultats légèrement positifs. Les fonds disponibles pour ces entreprises sont importants, l’effet de rareté jouant son rôle, les montants unitaires deviennent de plus en plus importants.

Nous pensons que cela n’est pas forcément un choix mais un passage obligé étant donné la faiblesse structurelle des fonds.

Il semble difficile d’augmenter simplement de manière exponentielle le nombre de partenaires, de consultants, de chargés d’investissement à l’intérieur de structures qui restent, en France du moins essentiellement artisanales…

Si on analyse rapidement l’annuaire AFIC, on compte une moyenne de 26 personnes par structure (et l’on sait que dans cet annuaire, certains fonds donnent les chiffres de l’ensemble de leur personnel européen voire mondial). 

Pour 1000 dossiers en moyenne, si on reprend les chiffres de monsieur van Ryb, cela donnerait près de 40 dossiers à analyser/personne pour en suivre environ moins d’un par an. Quand on connait la difficulté des choix, les différentes étapes, les délais nécessaire (des simulations à l’audit en passant par les négociations), l’importance du suivi, on ne peut pas s’étonner que les fonds aillent vers les dossiers les plus « faciles ».

La question devient : Comment faire pour faire remonter plus de dossiers, les évaluer, les suivre tout en assurant un minimum de sécurité aux investisseurs en capital ?

La réponse tient comme souvent dans la mise en place d’un re-engineering complet du processus.

Ce re-engineering doit passer par une réflexion intégrant les consultants locaux, les possibilités offertes par les plateformes informatiques (réseaux sociaux d’entreprises ou plateforme de crowdfuding) et leur agilité, les notions de savoirs faire et de valeur ajoutée, et intégrer plus complétement le suivi de l’investissement qui en peut être simplement une participation à des conseils d’administration ou de pilotage, même réguliers.

ADINVEST a réfléchis et mis au point ces processus et ces outils qui s’appuient sur un réseau de mentors mis en réseau par un système informatique, capables de traduire des savoir-faire et des projets avec une stratégie de valorisation.

Comment cela fonctionne-t-il concrètement ?

 

A suivre...

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